• CV Récital

    CV du récital (les deux interprètes). A reproduire dans le programme de concert. (en cadrant bien, il entre dans une page A4). 

     

    Ténor et poète, Joachim Bresson découvre le chant grâce à Michel Milone, et la poésie au hasard des manuels scolaires. Essentiellement autodidacte, il suit un parcours atypique. Il apprend le chant et la musique en donnant des concerts avec le chef d’orchestre Hugues Reiner, qui le soutient. Il reçoit les conseils vocaux éclairés de Hanna Schaer, Vadim Artamanov, Jean-Pierre Blivet et Thierry Félix. Il participe également à une master-class avec le ténor russe Vladimir Galouzine. Il participe à de nombreux oratorios, Requiem de Mozart, Requiem de Verdi, 9ème Symphonie de Beethoven, Te Deum de Bruckner, Stabat Mater de Dvorak, La Création de Haydn, et dans un autre genre, l’évangéliste de la Passion selon Saint Jean de J.-S. Bach. Son répertoire se concentre actuellement sur le récital, où il chante la mélodie française, Fauré, Berlioz (Les Nuits d’été), Chausson, Duparc mais aussi Ropartz ou Samazeuilh, qu’il s’attache à faire renaitre, et également les grands du lied, notamment Schubert. Il donne des récitals à Paris, Salle Gaveau, Salle Cortot, au Palais de l’UNESCO, ainsi qu’en France, en Europe, en Russie, en Turquie, en Inde, en Afrique, en Amérique Centrale, à Singapour et en Australie.

    Son parcours artistique incarne un dépassement des dogmes modernistes hérités du 20ème siècle : le culte du moi et la recherche du vrai, cèdent la place à la réalité du monde et à la sensualité du beau comme véritable sagesse. Il retisse à sa manière un lien entre le corps, la poésie et la musique. En poésie, il délaisse les héritages Dada, Surréaliste, Moderne et Psychédélique de ses premiers essais, pour se trouver dans une néo-versification pré-classique, inspirée de Charles d’Orléans (1394-1465). Le Rondeau incarne ce retour à une francité pré-renaissance, à une maîtrise de soi non dépourvue d’humour, à un regard sur le monde non encombré d’un nihilisme devenu lieu commun. En outre, l’eschatologisme qui sous-tend l’esthétique occidentale depuis le 19ème siècle est parfaitement absent de son oeuvre. Il découvre dans notre vieux lyrisme un pont avec l’extrême-orient, et les canons des poétiques chinoises et japonaises. Il publie deux recueils de rondeaux aux éditions Narratif, L’Amour de la Poésie (2016) et Tableaux vernonnais (2017). Son travail rencontre l’accueil chaleureux du public, et les encouragements de personnalités universitaires et littéraires. Isabelle Bétemps (Université de Rouen), Estelle Doudet (Institut Universitaire de France) et Pierre Brunel (Académie des Sciences Morales et Politiques) préfacent ses ouvrages.  

     

    Hugues Reiner, est chef d’orchestre, chef de chœur et pianiste. Il est le fils du romancier Silvain Reiner (Gallimard, Flammarion, Albin Michel, etc.), intime et protégé de Joseph Kessel, Grand Prix du Roman de la Société des Gens de Lettres, et de l’écrivaine et sociologue Anne-Marie Vry (Albin Michel). Il étudie le chant, le piano et le violon, et devient à 17 ans violoniste à la formation Jeunes de l'Orchestre de Paris, et choriste au chœur de l'Orchestre de Paris (sous la direction d'Arthur Oldham et Daniel Barenboïm). Il étudie la direction d’orchestre avec J.C Hartemann, ainsi que la direction de chœur. En 1982, il est désigné par Charles Hernu et Jack Lang pour fonder et diriger le Chœur de l’Armée française. Dans ses années de formation, il accompagne au piano la soprano Jacqueline Morin (élève de Max Lorenz et de Pierre Bernac) dans de nombreux récitals chant-piano, et reçoit à cette occasion les conseils et les encouragements appuyés de Pierre Bernac, compagnon et chanteur de Francis Poulenc. Il donne aujourd’hui des concerts d’improvisation au piano, ainsi que des récitals de musique de chambre avec le ténor Joachim Bresson. 

    Il a dirigé plus de 1 500 concerts symphoniques dans une quarantaine de pays. Invité en Europe de l’Est et en Russie, il dirige de nombreux orchestres parmi les plus prestigieux au monde (dont Saint-Petersbourg, Vilnius, Bucarest, Katowice, Minsk, Belgrade, Karaganda-Kazakhstan) ainsi que des formations telles l’Orchestre de la RTL de Luxembourg ou l’Orchestre de la Radio-Nationale de Pékin. A Paris, de riches mécènes particuliers le soutiennent, et lui financent des saisons symphoniques à Gaveau, Pleyel ou au Théâtre des Champs-Elysées. Son répertoire comprend les Symphonies de Mahler, Brahms, Beethoven, Tchaikovsky, Bruckner, Franck, Dvorak, Schubert, le Sacre du Printemps de Stravinsky, Daphnis et Chloé de Ravel, La Mer de Debussy, les Symphonies d’Albert Roussel et de Marcel Landowski, la musique sacrée romantique (Requiem de Verdi, Requiem de Mozart, Dvorak, Te Deum de Bruckner), ancienne (Passion selon Saint-Jean de Bach) ou moderne (Requiem de Schnittke, Requiem de Lloyd Weber), ainsi que la musique concertante (concertos pour violon ou pour piano, de Tchaikovsky, Brahms, Beethoven, Schumann, Ravel, etc.). Plusieurs solistes illustres ont travaillé sous sa direction, tels Pierre Amoyal, Sandrine Piau, Miguel Angel Estrella, Ivry Gitlis, Thierry Félix, Frédéric Lodéon, Vladimir Galouzine, Marielle Nordmann, Alain Marion, Maurice Gendron, Régis Pasquier, Sophie Koch, Cécile Perrin, Marc Soustrot, Laurent Korcia.

    Homme d’engagement, il participe à de nombreuses actions sociales et humanitaires en tant que musicien, et fait la connaissance de Rony Bromann dans les années 1980, où il lance la préfiguration du célèbre téléthon. Présent en Roumanie lors de la Révolution, il est aussi en Russie lors des événements de 1993, et la même année il reconstitue au péril de sa vie dans Sarajevo assiégée, l’orchestre de la ville, réunissant musiciens serbes, croates et bosniaques (pour lequel Yehudi Menuhin le félicite). Au tournant des années 2000, il reçoit le soutien de Christian Poncelet, Président du Sénat, dans le cadre d’une vaste action décentralisée d’échange entre les orchestres russes et de nombreuses collectivités locales françaises. En 2007-2008, il travaille au Honduras avec les enfants des rues, et donne avec eux des concerts à l’Opéra national devant les plus hautes autorités du pays. En 2010, il participe à des études scientifiques sur les bienfaits du chant sur les personnes cérébro-lésées. Il s’investit par ailleurs dans le soutien à de nombreux artistes. Il donne des conférences à l’international dans des entreprises (Thales, Airbus, Safran, DCNS, Total, Alstom, BNP-Paribas, Crédit Agricole, Société Générale, Crédit Foncier, Caisse d’Epargne, ING, Cap-Gemini, Sanofi-Aventis, Mylan, KPMG, etc.), et collabore à de grands événements animant des choeurs géants (jusqu’à plusieurs dizaines de milliers de personnes), l’inauguration des nouveaux TER Alstom, ou produisant pour la télévision son fameux concert au sommet du Mont-Blanc.

    Il est récipiendaire de la Médaille de la Défense Nationale, et Chevalier des Arts et des Lettres.